Présentation
Soumis par admin le Lun, 29/05/2006 - 08:59L'asbl Le Début des Haricots est une association ayant pour but la protection de l’environnement. Créée en 2005, ses actions se décomposent en plusieurs axes. Globalement notre but est de sensibiliser le citoyen sur la problématique de la pollution et des dérives du système industriel. L’association a défini le thème de l’alimentation comme une de ses priorités.
Notre principal axe d’action est de contribuer à recréer le lien entre les consommateurs et les agriculteurs locaux, producteurs de denrées saines pour la santé, l’environnement et la société à des prix justes. Nous poursuivons cet objectif à travers l’organisation de rencontres et d’animations, des tables d’hôtes ou en appuyant activement la création d’alternatives concrètes comme les groupements d’achats solidaires (autogérés) en ville.
L’auto production est un autre axe important. En créant des jardins écologiques communautaires ou collectifs dans la ville ou en périphérie, l’asbl tente de montrer qu’il est possible d’avoir une vie active tout en produisant une partie de son alimentation et par ce biais permettre aux citoyens de se la réapproprier.
Enfin, nous tenions à avoir une action auprès de milieux plus défavorisés et plus jeunes, de là sont nés les projets de bio-indication et jardin des couleurs dans les écoles de la ville. Bio-indication est un projet de fond où l’on aide les jeunes à cultiver des plants et à leur montrer comment ceux-ci réagissent aux pollutions. Ils auront alors une idée de ce qu’ils respirent, boivent ou mangent. Jardin des couleurs est un projet de sensibilisation aux thèmes de l'environnement et de l'economie alimentaire. De plus, il enseigne aux enfants et aux adultes des techniques de jardinage simples (pour encourager l'autoproduction), tout en menant un débat plus théorique sur les liens entre nos actions quotidiennes et notre empreinte écologique.
Nos membres et animateurs (Qui sommes nous?) sont tous des écologistes convaincus essayant de faire passer un message clair, concret et citoyen.
L’asbl multiplie dans ses différents projets les relations avec d’autres associations belges ou étrangères, notamment avec l’organisation Planète-Sciences en France ainsi qu'avec nos amis québecois (Action Communiterre, le Santropol, Equiterre,...).
Le début des haricots asbl est membre des organisations suivantes:
- Nature&Progrès Belgique
- Saveurs Paysannes
- Le Réseau IDée
- Inter-Environnement Bruxelles
- Le RABAD (Réseau Bruxellois des Acteurs de l'Alimentation Durable)
- Le Réseau des Jardins et Fermes Solidaires (Wallonie-Bruxelles)
- Planète-Sciences (France)
- L'asbl Entraide Horticole et Coins de Terre de Bruxelles-Capitale
Pétition: Non à la prise en otage de l'environnement par Aquiris!
Soumis par Kari le Ven, 18/12/2009 - 18:23L'arrêt de la station d'épuration de Bruxelles-Nord, décidé unilatéralement par Aquiris, filiale du groupe français Veolia Environnement, a eu et continue d'avoir des conséquences dramatiques pour les trois rivières flamandes dans lesquelles se déversent maintenant la moitié des eaux usées de la ville de Bruxelles, et pour tous leurs riverains. Quelles qu'aient été les raisons de cette cessation d'activités, elles ne sauraient excuser le comportement irresponsable de cette société qui a osé polluer gravement une région entière dans le seul but de faire monter les enchères dans sa négociation avec les services de la Région de bruxelles Capitale pour décider qui devait assumer la responsabilité, et donc le coût, de dégager l'entrée de la station. La “sécurité” invoquée par l'exploitant pour justifier cet arrêt a bon dos. Son intention proclamée de rétablir le fonctionnement de la station et de se présenter comme sauveur allant “au-delà de ses obligations contractuelles” est particulièrement cynique: il pouvait très bien prendre ce genre de décision avant d'anéantir volontairement ses “années d'efforts pour assainir les eaux de la Senne, du Ruppel, de l'Escaut et d'autres rivières”.(1)
Le débat tend maintenant à épouser les lignes, classiques dans notre pays, de la querelle communautaire : les eaux usées bruxelloises ont pollué des rivières flamandes, reflet du cycle de l'eau qui se joue bien des frontières humaines. Ce débat est inévitable aujourd'hui mais sans doute pas le mieux adapté à la question qui nous occupe ici: quoi qu'il advienne de la Belgique, néerlandophones et francophones resteront voisins et continueront de devoir gérer ensemble leurs rivières communes. La question de savoir au nom de quoi une entreprise privée peut se permettre de prendre en otage l'environnement d'une région entière par le monopole qu'elle détient de la gestion d'un service public essentiel est beaucoup plus grave et ne doit pas être occultée. Nous demandons donc à la Région de Bruxelles Capitale de prendre les mesures qui s'imposent :
- Prendre le contrôle d'Aquiris pour que pareil scandale ne se reproduise pas.
- Associer démocratiquement l'ensemble des riverains des rivières concernées, et leurs institutions représentatives, à la gestion des eaux des bassins versants qui traversent la Région pour ne pas laisser la question de l'eau otage de nos querelles communautaires.
(1) Pollution Senne : la station d'épuration va être réactivée, RTL Info, 16/12/2009
http://www.rtlinfo.be/info/votre_region/bruxelles/293928/pollution-senne-la-station-d-epuration-va-etre-reactivee ![]()
A LIRE EGALEMENT L'ARTICLE EN LIGNE SUR LE BLOG DU MONDE DIPLOMATIQUE POUR TOUT APPRENDRE SUR VEOLIA ET SA FILIALE BELGE AQUIRIS...
PRESENTATION DE L'ARTICLE:
Veolia, multinationale française leader mondial des services à l’environnement, a construit à Bruxelles à l’orée des années 2000 une gigantesque station d’épuration (STEP), qui épure les eaux usées d’un million cent mille habitants de la capitale belge. Depuis le début du mois de décembre 2009, cette STEP est au centre d’une véritable affaire d’Etat qui enflamme la Belgique. Aquiris, la filiale belge de Veolia qui gère cette station, en a unilatéralement suspendu le fonctionnement une dizaine de jours durant début décembre, avant de se voir enjoindre par la justice de la remettre en route, compte tenu des pollutions gravissimes entraînées par le rejet dans trois fleuves flamands des eaux usées non traitées de l’agglomération bruxelloise. L’affaire est sans précédent, folle, baroque, incompréhensible. La filiale belge de Veolia, Aquiris, soutient que les eaux usées charriées jusqu’à la STEP par le réseau public d’égouts bruxellois y acheminent des tonnes de sables et de gravats qui ne permettent pas à la station de fonctionner correctement. Les médias belges relatent qu’Aquiris serait à vendre depuis six mois. Le nouveau directeur de Veolia Eau a rencontré toutes affaires cessantes, l’avant-veille de Noël, les autorités belges. Veolia vient de mobiliser la plus grande entreprise américaine de relations publiques spécialisée dans la gestion de crise, afin de « gérer » cette affaire. Celle-ci pourrait trouver son origine dans une véritable catastrophe industrielle, qui pourrait demain avoir des échos jusqu’à Milan et Varsovie. Cette terrifiante histoire a en fait débuté dans la banlieue toulousaine à l’orée des années 1990. La Générale des eaux, aujourd’hui Veolia, a cru y découvrir le Graal, une nouvelle technologie de traitement des boues d’épuration : l’oxydation par voie humide. La généalogie de cette « innovation » industrielle constitue un acte d’accusation sans précédent contre les multinationales françaises de l’eau qui prétendent promouvoir sa marchandisation sur toute la planète, en excipant de leur supériorité technologique. L’enquête ci-après nous a occupés plusieurs années. Nous la dédions à nos amis d’Outre-Quiévrain, aujourd’hui victimes de la folle mégalomanie de Veolia.
(...)
Pour vous faire une idée des conditions de l'octroi du projet de la station d'épuration Nord à Aquiris, filiale de Veolia, en 2001, consultez les articles suivants:
Station d’épuration Bxl Nord : encore un marché truqué
Vous y apprendrez entre autres comment la SDRB en charge de l'appel d'offres a trafiqué le cahier des charges et favorisé Veolia et comment des élus politiques bruxellois et des responsables de l'adminsitration sont invités sur un yacht affreté par Veolia...
Région Pluie de recours autour du marché de la station Nord Après Hydronor, BSUB s'en remet aussi au Conseil d'Etat - LE SOIR 23/05/2001