Deux ans pour s'initier au bio

p { margin-bottom: 0.21cm; } p { margin-bottom: 0.21cm; } La Dernière Heure - 08/09/2010La Ferme urbaine bio est en lice pour recevoir le Prix de l’Économie SocialeAGRICULTURE Nichée en plein cœur de Neder-over-Hembeek, à deux pas de l’Hôpital militaire, la Ferme urbaine bio recèle quelques variétés, dont certaines sont rares, de fruits, d’herbes et de légumes cultivés dans des potagers et sous des serres. Mais ce projet n’est pas un énième potager urbain à l’accent bobo-bio Le projet a, en effet, la particularité de former des demandeurs d’emploi au maraîchage bio et à l’apiculture.Concrètement , deux formateurs initient quatre demandeurs d’emploi, sélectionnés au préalable, pendant deux ans, dans le cadre du Programme de Transition Professionnelle (PTP) d’Actiris.Cours pratiques et théoriques leur sont dispensés avec des méthodes de production respectant le cycle du sol. Avec la production, des paniers hebdomadaires sont distribués à 17 familles habitant le quartier. ‘Le reste est vendu à deux épiceries et pour divers évènements à Bruxelles”, souligne Mathieu, l’un de deux formateurs.“On utilise aucune machine à moteur mais la traction animale avec deux ânesses et on conserve aussi les légumes à l’ancienne”, précise Mathieu.Sophie Coenen, 26 ans est l’une de ces stagiaires. Sensibilisée depuis quelques années à l’écologie, elle estime que le “meilleur médicament, c’est l’alimentation”. Cette formation, pour elle, a été une véritable aubaine. ‘D’abord, c’est un vrai plaisir de travailler dehors et puis, c’est un vrai luxe de pouvoir être payé pendant deux ans pour être à l’école”, sourit la jeune fille, originaire du coin.Créée par l’ASBL Le début des Haricots en février 2010, la Ferme urbaine bio s’est présentée au Prix de l’Économie sociale. Leurs motivations : mettre en lumière tous les enjeux de l’agriculture urbaine. Outre une certaine reconnaissance, ce prix (une somme de 8.000 €) pourrait leur permettre d’investir dans des investissements nécessaires à la production.Régine Lejeune“On utilise aucune machine à moteur mais la traction animale avec deux ânesses et on conserve aussi les légumes à l’ancienne”, précise Mathieu. p { margin-bottom: 0.21cm; }