Jardins collectifs ou "jardins partagés"
En début d'année 2008, deux jardins collectifs de quartier ont été initiés, à Bruxelles, par Le début des haricots asbl. Ces jardins sont destinés à être entretenus et animés par des collectifs d'habitants-jardiniers volontaires. Concrètement, un jardin collectif est autogéré par un groupe de jardiniers qui se partage un terrain où ils cultivent et récoltent ensemble leurs fruits et légumes. L'existence d'un jardin collectif repose sur une dynamique participative. En plus de l'espace potager, des zones naturelles sont favorisées pour accroître la biodiversité en flore et faune (insectes, oiseaux...) locale. Le jardin collectif est un espace convivial de rencontre qui renforce les liens sociaux dans le quartier, et aussi un centre d'éveil à l'écologie et à l'alimentation durable.
Un projet de Jardin collectif est un moyen de répondre en même temps aux attentes de lien social des habitants, et à leurs aspirations (plus ou moins exprimées) à un contact à la « nature ». C’est aussi l’occasion de montrer que des friches urbaines sans usage spécifique prévu à court terme, peuvent être (re)conquises par les habitants de quartiers à l’habitat dense.
La notion de Jardin collectif s’appuie sur une volonté d’implication forte des habitants non seulement dans la réflexion préalable aux premiers aménagements d’un jardin, mais aussi dans leur participation concrète à son animation régulière (plantations nouvelles, entretien, gestion de l’association, fêtes, activités annexes,...).
Un Jardin collectif est le fruit d’une concertation entre les habitants et un propriétaire privé ou public qui aboutit à la signature d’une Convention de mise à disposition d’un terrain. Toutes les décisions d’aménagement, de plantations, d’animation et de gestion du jardin sont prises par l’ensemble des jardiniers. Plusieurs réunions plénières par an se tiennent donc à cet effet. On y recherche le maximum de consensus.
Le Jardin collectif forme un ensemble harmonieux. On n’y trouve pas de parcelle individuelle démarquée. Le fonctionnement d’un Jardin collectif s’articule autour de valeur de solidarité, de convivialité, de tolérance, et de bonne entente entre les jardiniers. Ils cultivent le plaisir de se (re)trouver et de partager. Dans un Jardin collectif, on met en place des pratiques respectueuses de l’environnement. Ainsi, on privilégie la culture de plantes indigènes (de la région) ; on n’établit pas une liste des « mauvaises herbes » par principe ; on n’utilise ni de fongicides, ni de pesticides, ni de désherbants chimiques ; on (re)cherche à valoriser les eaux de pluie ; on fabrique et utilise du compost (recyclage des déchets organiques) sur place ; ... ainsi, on améliore la qualité de la nature et de l’écosystème urbain. Bref, le Jardin collectif est de Haute Qualité Environnementale.
Faire découvrir et sensibiliser à la nature en ville, (re)donner une connaissance juste du monde végétal par la pratique du jardinage, éduquer à l’environnement, contribuer à faire des habitants des éco-citoyens de la planète sont « naturellement » des objectifs d’un Jardin collectif.
L’ année 2009, a vu les deux jardins collectifs, initiés par l’association, prendre un grand envol.
Il y eu beaucoup d’activités sur chaque jardin, (construction / aménagements, plantations, cultures, spectacle, évènements). Ces deux jardins trouvent aujourd’hui leur autonomie par rapport à notre association : ils seront dorénavant autogérer par le groupe de jardiniers. L’association reste bien sûr disponible pour répondre dans la mesure du possible aux demandes des jardins.
Actuellement à Bruxelles, de plus en plus de jardins collectifs ont été créer ou sont en bonne voie. Face aux nombreuses demandes émanant de groupes, prêts à porter la dynamique sociale de leur projet, nous avons choisi de partager et de mettre à profit notre expérience, acquise depuis la création du 1er jardin collectif en ( ?) . Nous proposons une aide à la création de jardin collectif. De plus, nous voulons également aider à l’émergence d’un réseau autonome des jardins collectifs à Bruxelles. Ce réseau permettra les échanges de savoirs et de connaissances, de porter des revendications communes, mais aussi de soutenir et accompagner les nouveaux projets émergeants. ( kari peut être aussi la wallonie en quelques lignes)
Tant aussi bien que dans nos villes occidentales qu’ailleurs, les jardins collectifs sont en pleine expansion.
En effet, Ce développement illustre le besoin réel de reconnections avec le vivant qu’éprouve l’habitant des villes. Ils permettent de redonner des connaissances en productions alimentaires perdues, ce qui de nos jours devient de plus en plus urgent, mais aussi de sortir de l’exclusion et d’apprendre à construire, puis mener un projet ensemble.
Il serait souhaitable que de plus en plus de jardins collectifs s’implantent dans les friches urbaines et ainsi, que par des projets collectifs de quartier, nous puissions bloquer l’expansion urbaine.
Repenser l’aménagement de la ville dans cette perspective, permettrait de rendre nos cités plus respirables, vertes, conviviales, donc vivables.
Mais les jardins collectifs sont aussi liées à l’agriculture et la redynamisation des campagnes. En effet ces projets « d’agriculture urbaine » sont des portes d’entrée vers une réelle agriculture, souvent tellement éloignées de la considération et de la vue des citadins.
Le Jardin collectif à Ixelles-Etterbeek
Le Jardin collectif à Laeken-Molenbeek, sur le site de Tours&Taxis
Lien au blog des jardins collectifs de Bruxelles : http://jardinscollectifsdebruxelles.noblogs.org/
Guide de mise en place d'un jardin collectif, réalisé par Action Communiterre (Québec):
"C'était au temps où Bruxelles..."
