Jardins collectifs

En ce début d'année 2008, deux jardins collectifs de quartier sont initiés, à Bruxelles, par Le début des haricots asbl. Ces jardins sont destinés à être entretenus et animés par des collectifs d'habitants-jardiniers volontaires. Concrètement, un jardin collectif est autogéré par un groupe de jardiniers qui se partage un terrain oùu ils cultivent et récoltent ensemble leurs fruits et légumes. L'existence d'un jardin collectif repose sur une dynamique participative. En plus de l'espace potager, des zones naturelles sont favorisées pour accroître la biodiversité en flore et faune (insectes, oiseaux...) locale. Le jardin collectif est un espace convivial de rencontre qui renforce les liens sociaux dans le quartier, mais aussi un centre d'éveil à l'écologie et à l'alimentation durable.

Pour y participer, inscrivez-vous sur les listes de diffusion référencées ci-dessous:

plan du jardin collectif, rue gray

 

 

 

Le Jardin collectif à Ixelles-Etterbeek

 

 

Situé rue Gray, à côté de l'école maternelle "Les moineaux" n°120.

 

 

Liste de diffusion: http://jardins.collectifs.net/cgi-bin/mailman/listinfo/ruegray

 

 

Le Jardin collectif à Laeken-Molenbeek, sur le site de Tours&Taxis

Situé Boulevard Emile Bockstael à hauteur du n°1, l'entrée est accesible par une petite porte située à côté de la grande fresque murale de Titeuf (personnage de BD).

Liste de diffusion: http://jardins.collectifs.net/cgi-bin/mailman/listinfo/tt

 

plan du site du jardin collectif situé sur le site de Tours&Taxis

 



Un projet de Jardin collectif est un moyen de répondre en même temps aux attentes de lien social des habitants, et à leurs aspirations (plus ou moins exprimées) à un contact à la « nature ». C’est aussi l’occasion de montrer que des friches urbaines sans usage spécifique prévu à court terme, peuvent être (re)conquises par les habitants de quartiers à l’habitat dense.

La notion de Jardin collectif s’appuie sur une volonté d’implication forte des habitants non seulement dans la réflexion préalable aux premiers aménagements d’un jardin, mais aussi dans leur participation concrète à son animation régulière (plantations nouvelles, entretien, gestion de l’association, fêtes, activités annexes,...).

Un Jardin collectif est le fruit d’une concertation entre les habitants et un propriétaire privé ou public qui aboutit à la signature d’une Convention de mise à disposition d’un terrain. Toutes les décisions d’aménagement, de plantations, d’animation et de gestion du jardin sont prises par l’ensemble des jardiniers. Plusieurs réunions plénières par an se tiennent donc à cet effet. On y recherche le maximum de consensus.

Le Jardin collectif forme un ensemble harmonieux. On n’y trouve pas de parcelle individuelle démarquée. Le fonctionnement d’un Jardin collectif s’articule autour de valeur de solidarité, de convivialité, de tolérance, et de bonne entente entre les jardiniers. Ils cultivent le plaisir de se (re)trouver et de partager. Dans un Jardin collectif, on met en place des pratiques respectueuses de l’environnement. Ainsi, on privilégie la culture de plantes indigènes (de la région) ; on n’établit pas une liste des « mauvaises herbes » par principe ; on n’utilise ni de fongicides, ni de pesticides, ni de désherbants chimiques ; on (re)cherche à valoriser les eaux de pluie ; on fabrique et utilise du compost (recyclage des déchets organiques) sur place ; ... ainsi, on améliore la qualité de la nature et de l’écosystème urbain. Bref, le Jardin collectif est de Haute Qualité Environnementale.

Faire découvrir et sensibiliser à la nature en ville, (re)donner une connaissance juste du monde végétal par la pratique du jardinage, éduquer à l’environnement, contribuer à faire des habitants des éco-citoyens de la planète sont « naturellement » des objectifs d’un Jardin collectif.