Les jardins collectifs, c’est le début des haricots

planète - LA LIBRE BELGIQUE

St. G.- Mis en ligne le 08/07/2009

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Les jardins collectifs, c’est le début des haricots

Les jardins collectifs apparaissent peu à peu en ville. Une façon conviviale de maintenir la biodiversité en milieu urbain.

La biodiversité en milieu urbain n’est pas uniquement l’œuvre des grands noms sur de grands espaces. Depuis le début de l’année 2008, deux jardins collectifs de quartier ont vu le jour, à Bruxelles, à l’initiative de l’ASBL "Le début des haricots".

Le concept de jardins collectifs, né à Cuba, transporté au Québec et aux pays anglo-saxons, s’est enfin exporté en Europe et en Belgique. "Au départ, nous étions trois, quatre potes, avec un terrain à disposition", explique Omar, l’un des responsables - même s’il n’aime pas le terme - au sein de l’association.

Un jardin collectif est autogéré par un groupe de voisins, amis, qui s’improvisent jardiniers. Ils partagent un terrain où ils cultivent et récoltent ensemble fruits, légumes, plantes aromatiques, etc. Le jardin collectif repose ainsi sur une dynamique participative. Avec un enjeu : accroître la biodiversité locale en faune et en flore (insectes, oiseaux )

Mais le jardin collectif est aussi, et surtout, riche de son aspect social. C’est avant tout un espace convivial, de rencontre et de partage.

Entre Ixelles et Etterbeek, une petite vingtaine de personnes y échangent leurs connaissances, leur savoir-faire, et tout simplement leur quotidien. "Moi, ce qui me plaît avant tout dans le jardin collectif, explique Larbi, habitant du quartier, c’est de trouver un espace vert en ville. Je n’ai pas de jardin. Venir ici ça me permet de m’apaiser, d’évacuer le stress de la journée, et de voir des gens. Un jardin sauvage en pleine ville, c’est merveilleux."

Larbi a découvert cet espace vert dans son quartier en se promenant. Il a très vite été tenté de participer au projet. Grâce à sa formation en intérieur de bâtiment, il contribue à toutes les constructions du jardin : bacs de terre propre pour les plantations, supports pour les plantes grimpantes, nids d’oiseaux, etc.

Car ce petit jardin - d’environ 1 000 m2 - est riche d’un abri - qu’ils appellent "le pentagone" pour la forme de son toit, végétal lui aussi - de toilettes sèches, savamment construites et non-odorantes, d’un système de compostage en cinq étapes Les participants y ont également aménagé un petit étang, qui attire les oiseaux et dès lors, les insectes, les grenouilles Tout un petit monde, vivant et diversifié, qui contribue ainsi à son rôle non négligeable dans la survie des écosystèmes en milieu urbain.